Lundi 17 mai 2010 1 17 /05 /Mai /2010 16:23

Bonjour,

 

 

Voici 2 vidéos qui vont changer de mes longs textes.. ^^

 

 

Jacques Généreux dans Parlons.net: "L'esprit de Munich" 

Voilà un discours sur la crise européenne (et française) qui change de l'incohérence néolibérale avec laquelle on nous casse les oreilles chaque jour.
 
Cette histoire "d'esprit de Munich" n'est pas sans rappelé mon dernier article (voir ci-dessous), même si l'analyse est quand même différente. Les bouleversements prochains, le danger de la guerre, on le retrouve aussi (différemment, encore une fois) dans la note de Jean-Luc Mélenchon de ce 17 mai.
 
Je vous propose également un reportage très intéressant d'une chaine suisse à propos des  rapports privilégiés entre Sarkozy et les médias. Vidéo censurée en France.
 
Je vous remercie d'être toujours plus nombreux à passer sur mon blog !
Par pablo33bordo - Publié dans : Général - Communauté : Les antilibéraux
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Jeudi 13 mai 2010 4 13 /05 /Mai /2010 10:00

L'histoire, vous la connaissez.

 

 

De Wall Street à Berlin

 

En 1929, panique à Wall Street ! L'ultralibéralisme dans lequel s'est enfoncé l'Europe et les Etats-Unis, emporte tout avec sa crise. Les thèses keynésiennes n'étant pas encore à l'ordre du jour, les Etats peinent à réagir (il faudra attendre le New Deal de Roosevelt, élu en 1932) et la situation ne peut qu'aller en s'empirant. 

En France, les ligues d'extrême-droite, antiparlementaires, montent en puissance et manifestent publiquement le 6 février 1934 face à l'incapacité des pouvoirs publics à faire face à la crise. Déjà très présent en France, comme l'a montré l'affaire Dreyfus en 1898, l'antisémitisme et la xénophobie progresse.

Dans la république de Weimar allemande, le parti nazi monte à chaque élection (déjà 107 députés en 1930) jusqu'à avoir, de façon parfaitement démocratique, la majorité en mars 1933. Hitler est à la tête du pays.

 

Douze ans plus tard, l'Europe est détruite, dévastée. Une véritable apocalypse. Une guerre mondiale qui aura duré 6 ans: 60 millions de morts, 35 millions de blessés, des déportations, des exterminations. Un véritable charnier dont l'Humain aura été capable d'en créer les conditions, l'accepter, le favoriser, y participer, lorsqu'il ne l'a pas subi de plein fouet.

   

Ce qu'il est important d'observer, c'est la relation entre tous ces événements. Cela est loin d'être laissé au hasard. L'ultralibéralisme, la violence économique, la crise, le désastre économique puis le désastre humain et la violence par les armes sont intimements liés, comme K.Polanyi saura le montrer dans son ouvrage La grande transformation (que j'ai acheté mais pas encore lu). La thèse de l’auteur est que l’idée d’un marché s’ajustant lui-même était purement utopique. Selon lui, une telle institution "ne pouvait exister de façon suivie sans anéantir la substance humaine et naturelle de la société, sans détruire l’homme et sans transformer son milieu en désert".

   

Plus incroyable encore est le parallèle que nous pouvons établir.

 

 

1945 - 2008: Retour à la case départ


Entre 1945 et 1975, trente ans se sont écoulés. Trente ans de prospérité économique, certes, mais aussi sociale avec une Sécurité Sociale puissante, un Etat qui intervient, régule et une Droite qui, bien qu'ayant ses propres valeurs, a compris les erreurs du passés, de l'Histoire, et ne les reproduit pas (comme le symbolise un De Gaulle). Même aux Etats-Unis, terre du capitalisme, le taux d'imposition va jusqu'à atteindre les 90% pour les plus hauts revenus !

Mais ce système a montré s'est retrouvé face à des limites économiques et personne n'a été prêt à faire l'effort du partage lorsque la prospérité matérielle commence à ne plus être aussi évidente.

 

Depuis, avec la chute du bloc communiste (que personne, à juste titre, ne regrette), entre autres, c'est donc la grande régression. Celle de l'Etat-Providence, de l'Etat qui régule, qui réduit les inégalités, des services publics. Le triomphe du libéralisme, du marché partout, de la marchandisation de tout, de la spéculation à tout va et ce, dans une économie mondialisée. Pire que resté en retrait, l'Etat agit mais seulement en faveur du grand capital, des "riches", dirais-je de façon plus triviale. Les travailleurs n'ont plus de statut et ne sont plus que des marchandises, eux aussi, à leur tour. Ce système ne profite qu'à une poignéee d'actionnaires à la tête de quelques grandes multinationales. Et tout le monde y baigne; de l'UMP au PS !

 

Puis Crac. Retour à la réalité en Septembre 2008. La crise des Subprimes éclate et plonge le monde dans la récession. Un système qui ne repose que sur le finance n'est pas viable; on le sait depuis longtemps. L'Etat réagit assez vite, mais le but est seulement de sauver le système capitaliste pour qu'il continue de plus belle. On aura bien entendu quelques temps parler de "moralisation". Une imposture ! Le tsunami continue: prédateurs, spéculateurs, tous présents. Avec, de plus, la certitude d'être sauvé par des gouvernements acquis à leurs causes. Ainsi, même s'il était nécessaire de sauver les banques, on ne peut que trouver anormal l'absence de contreparties et d'entrées de l'Etat dans les conseils d'administration.

Les limites n'ont jamais été posées; rien ne peut arrêter ces financiers.

 

Conséquence: l'Europe est en train de sombrer dans un chaos indescriptible. Oublier tout ce qu'on vous a rabâché sur un Etat grecque trop dépensier, que pour mieux vous faire avaler la pilule du plan de rigueur qui s'amorce ici. Le problème de la dette de la Grèce, de l'Espagne, du Portugal puis, demain, de l'Irlande, de la France, n'en est pas un. Le seul problème; c'est celui de la spéculation et de l'inaction politique, trop complice. En effet, pour aider la Grèce, il suffirait de leur prêter au taux de la Banque Centrale Européenne soit 1%. Au lieu que cela soit possible, on laisse ceux-ci (et le premier ministre socialiste laisse faire), emprunter à 10% à des banques qui ont emprunté à la BCE au taux de 1%. Devinez qui s'enrichit, au milieu ? On comprend l'intérêt des agences de notation, proches des banques, de baisser la note des dettes de ces Etats. Celles-là même qui avaient données la note maximale au prêts Subprimes ! Et au lieu d'arrêter ça, on demande au peuple Grecque de payer l'addition, soit l'enrichissement des banques: âge de départ à la retraite retardé, gel des salaires, suppression du 14ème mois, du 13ème mois, suppression de nombreux postes de fonctionnaires et donc des services publics etc. Papandréou, premier ministre Grecque, exécute ces ordres, condition des aides qui leurs sont accordées (par le FMI de Strauss Kahn et les pays européens). Bon prétexte pour organiser des Etats 100% libéraux économiquement.

L'Europe a été créé pour protéger; au lieu de ça, on monte les pays les uns contre les autres (jusqu'où ce nouveau désastre va t-il aller ?). Cette crise s'ajoute à la dernière et montre que le système n'est plus tenable. 

 

 

Et maintenant ?

 

La boucle est bouclée. Nous revoilà, comme en l'an 30. On a même nos nouveaux boucs-émissaires, si jamais le système venait à réussir à appauvrir encore plus radicalement les peuples: les musulmans, par exemple (je ne parle pas, ici, de la question de la Burqa qui concerne quelques extrêmistes). Lorsqu'un FN ne cesse de monter démocratiquement ( ... ) et qu'on sait qu'il est à la fois raciste et en faveur de la peine de mort, lorsqu'on voit comment le discours sur l'immigration, l'identité nationale se radicalise par une Droite qui fait un bond de 80 ans en arrière, on a le droit de le penser et de s'inquiéter sincèrement.

 

Et maintenant ? Vous rappelez vous ? L'individualisme, la guerre économique n'est jamais loin de la Guerre, au sens propre du terme: à son niveau, le phénomène des banlieues est symbolique de cet enjeu. Les erreurs du passé n'ont pas été retenues. Oh, rassurez-vous, je ne viens pas faire le grand prédicateur catastrophiste qui vous annonce la date de départ, au jour près, d'une prochaine guerre. Mais rappelons nous que la période 30-45 est d'autant plus proche de nous qu'elle s'éloigne dans le temps.

Etre conscient de cela, c'est aussi tout faire pour l'éviter. Sachons aussi que, au milieu de ça, notre pays avait été capable de grands progrès sociaux lors du gouvernement du pays par le Front Populaire de 1936 à 1938.

 

Avec cette crise économique, systèmique, agrégée à une crise écologique de grande ampleur qui se manifeste par une baisse des ressources et, donc, inévitablement, à des conflits pour y accéder (eau, pétrole etc.), tout laisse penser qu'on ne pourra qu'assister à de profonds bouleversements lors des 20 prochaines années.

Des bouleversements, certes, mais plutôt Hitler ou Front Populaire ?

 

Les deux progressent. En ce qui concerne le premier, il me semble que nous venons d'aborder largement le problème. Mais, pour le côté positif, on sent aussi cette tendance des peuples à aller vers une "Révolution" et un changement du système dominant qui détruit la planète. Une Révolution qui peut tout aussi bien se faire par les armes, que par les urnes; tout dépend de la tournure des événements. Aujourd'hui, ce qui nous permet de croire à cela, c'est le rassemblement plutôt réussi de plusieurs forces de gauche dans un "Front de Gauche", qui commence à se faire entendre, ainsi que la grande montée des Verts, qui, bien que n'ayant pas toujours un discours de Gauche (ce qu'il dément), montre qu'une part importante de la population est consciente de l'enjeu.

 

 

En conséquence, tout laisse penser que nous serons témoins de grands bouleversements mondiaux lors des deux prochaines décennies. Cela est inévitable.

Affirmer cela n'est pas prendre un grand risque; encore faut-il comprendre certains enjeux simples...

Par pablo33bordo - Publié dans : Libéralisme - Violence - Communauté : Les antilibéraux
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Mercredi 12 mai 2010 3 12 /05 /Mai /2010 15:00

Peur et répression
Monsieur A habite dans une cité. A quelques mètres de celle-ci, sous les yeux de dizaines de personnes, il vole le sac d'une mamie qui faisait tranquillement son marché.

Monsieur B          est l'actionnaire majoritaire d'une entreprise du CAC 40. Un jour il fait des délits d'initiés sur le dos de petits actionnaires. Malgré ses dividendes monstrueux, il décide de délocaliser dans un pays moins regardants envers la pollution, avec une main d'œuvre moins chère, qui proteste moins et ne donne quasi pas de prime de licenciement à ses travailleurs, préférant utiliser les profits pour spéculer sur les marchés financiers. Bref, Monsieur B est un magouilleur... mais ce n'est pas sans conséquences : ses anciens salariés vont se retrouver des mois au chômage, avec le minimum (ou pas !) pour nourrir leurs familles. 

Monsieur A et monsieur B ont tous deux commis des actes graves, répréhensibles par la loi. Sauf que le statut social de monsieur A est moins bien placé dans la stratification sociale que celui de Monsieur B, sauf que tout le monde sait que monsieur A est un délinquant alors que Monsieur B sait se cacher, se justifier. 


En sortant dans la rue, tout le monde a peur des Monsieur A, pas des Monsieur B. Un flic à chaque coin de rue ? C'est franchement rassurant ! Des caméras de surveillance partout ? Voilà qui devrait les dissuader ! Des fouilles à l'entrée des établissements scolaires ? Evidemment que oui ! Montrons à ces gamins que ce n'est pas eux qui vont faire la loi ! Et s'ils continuent, la prison se révélera plus qu'utile ! Monsieur B, après tout, n'a pas un mauvais fond, il ne fait que profiter d'un système contre lequel on ne peut de toute façon pas lutter. Quant aux médias, ils en rajoutent et multiplient les faits divers ; dans le monde, il n'y a plus que vols, viols, enlèvements, meurtres etc.


NON : 
1) Les actes de ces deux hommes nuisent à la société ; ne stigmatisons pas seulement le 1er., nous venons de le prouver.
2) Le tout répressif a des limites très restrictives, prouvons le.


Face à la peur, souvent véhiculée par les médias, nous sommes tentés de voter pour le premier programme politique venu, très simpliste et qui consiste à faire de la répression une priorité. « Face à la peur de passer du temps en prison, ils finiront bien par ne plus commettre aucun délit ! Mais voilà qu'ils récidivent ; rajoutons encore quelques années et nous finirons bien par les mater. Vous êtes contre le tout répressif ? Mais alors, vous ne pensez pas à ces pauvres victimes qui demandent justice ! » A ce propos, la culpabilisation semble être un autre objet de la peur...

Que les choses soient claires, il ne s'agit pas ici de démontrer qu'un délinquant ne doit pas passer par la case prison. Ce qui est important de savoir, c'est que la prison n'est que la punition, en aucun cas la solution au problème (ça se saurait) ! Avant d'avoir à faire face au procès de la victimisation, justifions cette idée.

Avant de céder à la panique, face à la recherche de la sécurité, posons-nous la simple question : 
pourquoi ai-je peur de la Police, pourquoi ne commettrais-je pas tel ou tel délit et pourquoi tel ou tel groupe de personnes n'ont pas peur de la Police, balance des pierres sur les pompiers ? 
Ce type de questions est, à mon humble avis, la clé du problème. En effet, certains considéreront qu'i l est ici question de gènes, que les maghrébins, par exemple, ont le gène du criminel. Ceci est ultra-faux, ces gens sont racistes; mais libre à eux de le penser. Quant à la solution répressive, elle convient parfaitement à cette idée. Mais la très grande majorité de la population ne pense pas cela et ce, à juste titre. Si le problème n'est pas génétique, il est donc social. Et, que je sache, la répression ne va pas régler le problème social. Par là, j'entends qu'elle ne fera pas des délinquants de bons citoyens. Voilà pourquoi quelque chose est ici illogique ; en cédant trop vite à la panique, nous oublions l'origine du problème et ne le réglons absolument pas. 

Pour en revenir au thème du blog : les néolibéraux ont forgé une société individualiste et inégale et sont obligés de revenir à la répression pour éviter que la société n'éclate, ne dégénère. Gardons ceci en tête car cela pourrait se révéler utile dans la suite de notre démonstration.

Grâce à ce que nous venons de démontrer et à l'explication à venir ; j'affirme que : 
« La répression ne réglera pas le problème de la délinquance à moins qu'elle soit suffisamment forte et qu'elle remette en cause la liberté individuelle. » 
C'est donc la barrière démocratie/Etat totalitaire qu'il ne faut pas dépasser. Revenons à notre propos:Comment voulez-vous qu'un individu que la société ne respecte pas, comprenne et respecte cette société ? Si j'insulte un inconnu qui me laisse crever au bord de la route, et, qu'en conséquence, il m'enferme quatre jours, je ne pense pas que je me dirais « c'est pour mon bien, je vais maintenant le respecter, j'ai tout compris ». Au contraire, plus il m'enfermera, plus ma violence s'accroîtra. Si « je » devient « les délinquants » et « l'inconnu », « la société », on cerne tout de suite mieux le problème. 
Comment voulez-vous qu'un délinquant comprenne la punition d'une société qu'il refuse parce qu'elle le laisse en marge ?

On voit donc que les inégalités (et donc le fait de laisser en marge de la société certains individus) sont à l'origine des grands problèmes sociaux. Mais pour ne pas, à mon tour, associer le problème des délits aux seuls jeunes de cité, prenons l'exemple, très à la mode dans les médias, des violeurs et pédophiles. Expliquez-moi en quoi l'allongement de la durée d'emprisonnement, sans suivi, va régler le problème ?
Soit ils ont une maladie au sens strict du terme et, dans ce cas, leur place est à l'hôpital psychiatrique ; soit ils cèdent à leurs pulsions et je ne comprends pas en quoi la prison agit sur cela... Apprendre à gérer ses pulsions est quelque chose qui s'apprend. Bref, ce n'est pas un hasard si les criminels, violeurs et compagnie ont souvent eu une enfance particulière ; le problème reste donc éducationnel, social. Comme le montre si bien Jacques Généreux (que j'apprécie, je pense que vous l'aurez compris) dans son livre Le socialisme néomoderne, c'est l'élargissement et la multiplication des liens sociaux qui peut remettre un individu, à la socialisation primaire ratée, dans le droit chemin, à gérer ses pulsions etc.

Une société qui est donc individualiste et inégale, ce qui caractérise la mondialisation actuelle dominée par la néolibéralisme, est dangereuse et ne permet en aucun cas la sécurité. En effet, d'un côté, elle individualise les individus et crée des inégalités et, d'un autre, face à la montée des actes de délinquance, elle répond de façon hypocrite au problème par la répression.
 

Article rédigé le 11 octobre 2009 sur Skyrock (ancien blog) 

Publié le 12 mai 2010 sur Over-Blog

 

 

 

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Commentaires publiés sur mon ancien blog:

 

Anabel

Posté le Lundi 12 Octobre 2009

Tout d'abord je souhaiterais réagir au sujet des pédophiles ou violeurs. Je tenais à dire que ce qui me choque particulièrement c'est que ces gens ont une obligation de soins APRES leur sortie de prison. Ne serait- ce pas plus logique que se soit pendant leur emprisonnement?? Qu'on allonge leur peine, d'accord, mais alors autant y mettre à profit et les faire soigner. Certaines personnes vont peut etre trouver ça dure, mais la castration chimique pratiquée dans d'autres pays (comme la Belgique il me semble) semble être une très bonne idée, encore faut -il etre sur que la personne prenne son traitement après sa libération...(quoi que je ne sais pas exactement si ce traitement se prend "à vie" ou si quelques prises suffisent). De plus pour les personnes vraiment "malades", je pense que leur place n'est pas dans notre société, mais dans un hôpital psychiatrique, à notre époque et avec les moyens dont on dispose, on ne peut pas se permettre de "créer" des récidivistes.
Ensuite, je repense au cas de cette femme de 42 ans, violée et tuée après avoir été enlevée durant son jogging. Est ce que c'est normal que son agresseur ait pu s'installer dans la même ville que sa précédente victime??? je ne dis pas qu'il n'aurait pas commis un tel acte ailleurs, mais je trouve déjà ça scandaleux. Et je suppose qu'il ne s'agit pas là d'un cas isolé. De plus, maintenant qu'il s'agit d'un cas de récidive, j'espère que maintenant il ne sera plus jamais remis en liberté, sa place est, je le répète, à l"hôpital.
Maintenant en ce qui concerne les jeunes "délinquants", je suis tout à fait d'accord sur le fait que de "parquer" toute une classe de gens dans des cités par exemple, n'aident pas vraiment à l'insertion sociale, surtout vu l'image que notre société a sur ces endroits. Et la répression n'est évidemment pas la meilleure des solutions si ces jeunes sont déjà animés d'un sentiment de révolte. Mais quelle est la solution? Bien sur il existe des associations qui viennent en aide à ces jeunes, leur permettent de voir qu'il y a autre chose que la casse de voitures pour s'occuper, et qui tentent de leur montrer d'autres horizons. Mais le problème est que ces jeunes n'ont pas toujours conscience qu'on leur tend la main et refusent l'aide de ces personnes. 
Ce qui est triste c'est que certains jeunes qui voudrait s'en sortir sont "noyés dans la masse' et passent à la trappe. Mais ce n'est pas le plus triste finalement, le plus triste c'est qu'il y en ai que "quelques un" qui souhaitent s'en sortir...
Je trouve que la chanson "envole moi" de J.J.Goldman pourrait très bien résumer ce que peut ressentir un jeune de banlieue ou de cité (ou d'ailleurs) qui voudrait s'en sortir. Il y a notamment une phrase : "A coup de livres, je franchirai tous ces murs". Le problème de la plupart de ces jeunes c'est qu'ils ne peuvent pas vraiment se battre à coups de livres, et le font donc à coup de pierres...
Je n'ai pas la prétention de dire que je suis très tolérante face à ces délinquants, car moi meme j'ai souvent tendance à les stigmatiser. Et soyons francs, la vision d'un monde utopique où tout le monde se tend la main n'existera probablement jamais. Et je pense qu'il est très dur de trouver des solutions pour aider ces jeunes mais ej ne doute pas qu'il en existe, et qu'on pourrait en trouver si on se penchait réellement sur la question, plutôt que de choisir la répression, solution de facilité qui n'est pas forcément la réponse pour tous. (même si pour certains je pense que c'est utile selon la gravité des actes évidemment).
J'ai choisi de parler surtout des jeunes de banlieues ou de cités, car c'est souvent d'eux que l'ont parle dans les médias, et je tenais à donner mon avis sur la question (dsl pour le roman lol). Mais je n'affirme absolument pas que les délinquants viennent forcément des cités ou vice versa, que les cités n'abritent que des délinquants.
PS: Si j'insulte un inconnu qui me laisse crever au bord de la route, et, qu'en conséquence, il m'enferme quatre jours, je ne pense pas que je me dirais « c'est pour mon bien, je vais maintenant le respecter, j'ai tout compris ». Au contraire, plus il m'enfermera, plus ma violence s'accroîtra."Si « je » devient « les délinquants » et « l'inconnu », « la société », on cerne tout de suite mieux le problème" --> j'ai beaucoup aimé cette image qui permet de mieux comprendre la situation.


Pablo33bordo

Posté le Dimanche 18 Octobre 2009

Tout d'abord, merci pour cette longue et intéressante réponse.
Je vais répondre à mon tour sur tous les sujets que tu as traité.
Tout d'abord, en ce qui concerne les violeurs et pédophiles, j'avoue que je me suis aventuré sur un terrain que je ne maitrisais pas totalement mais bon, il est toujours intéressant de donner son avis. 
A propos de la castration etc., je ne sais pas trop qu'en penser. Mais je pense qu'une personne qui a des pulsions serait bien plus heureuse castrée que de commettre de tels actes régulièrement...
Aujourd'hui même, un pédophile a écrit au président pour demander à pouvoir être castré. Cependant, cela fait déjà preuve d'un certain équilibre. Avant tout, la question que je pose dans cet article est: qu'est ce qui fait qu'un individu, qui à l'origine est comme vous ou moi, devient violeur ou pédophile ? Que ce soit une maladie mentale ou un problème remontant à l'enfance, on voit bien que la prison ne peut pas remplir le rôle d'éducatrice, surtout quand il s'agit de pulsions et de problèmes aussi profonds. D'ailleurs, si c'était si simple, le pédophile auquel j'ai fait allusion tout à l'heure n'aurait pas eu besoin de demander la castration!
En ce qui concerne, le suivi en prison, s'il ne se fait pas pour l'instant, c'est franchement idiot; je te rejoins parfaitement sur ce point. 
A propos des jeunes délinquants. Déjà, tu emploies le mot "insertion", de jeunes aidés par des associations etc. Cela veut dire que tu penses qu'il faille résoudre le problème individuellement. Or, je préfère parler d' "intégration" de ces jeunes à notre société. Ainsi, la version "utopique d'un monde où tout le monde se tend la main" dont tu parles n'est pas si inaccessible, pour la simple et bonne raison que ces personnes n'ont rien de plus ou de moins que nous. Et si nous, nous intégrons à la société et pas eux, c'est la société dans son ensemble qui en est responsable car c'est la société qui construit les individus et qui rattrape des comportements déviants.
Lorsque tu dis qu'il faut aider "ceux qui veulent s'en sortir", je voudrais préciser que chaque individu agit dans ce qu'il pense être le mieux pour lui (je précise qu'il n'est pas question d' "égoïsme" ici) et donc, en théorie, chacun agit pour s'en sortir, à sa façon. Par "ceux qui veulent s'en sortir", tu entends en fait des gens qui sont déjà adaptés aux valeurs de notre société et qui vont remuer ciel et terre pour arriver à avoir un travail etc. Sauf que le jour où ils seront rejetés, découragés etc. puis désocialisés, ils deviendront violents et tomberont dans le rang de "ceux qui ne veulent pas s'en sortir"...
A bientôt sur ce blog !

 

 

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Par pablo33bordo - Publié dans : Libéralisme - Violence - Communauté : les anti-capitalistes
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Mardi 11 mai 2010 2 11 /05 /Mai /2010 19:00
1er Service Public: LA POSTE
LA POSTE 



Dernier service public encore debout, La Poste est, elle aussi, menacée par la privatisation et l'ouverture à la concurrence. Cible de plus en plus de critiques, cela parait pour certains la condition inévitable pour qu'elle réalise au mieux ses missions de services publics. Mais comme nous le verrons avec l'exemple de "la Poste" allemande, cela est loin d'être LA vérité!


Va t-on vers une privatisation ?
Le débat sur le statut de La Poste vient de débuter le 27 juillet dernier. En effet, la majorité présidentielle souhaite qu'elle devienne une Société Anonyme (définition d'actufinance: société commerciale dont le capital est divisé en actions librement cessibles et négociables. Les associés ne supportent les pertes qu'à concurrence de leurs apports. Capital minimum : 37000 € ). Beaucoup voient, dans cette ouverture du capital, une voie vers la privatisation. Côté UMP, on se défend d'une telle idée, assurant même qu'elle restera 100% publique. Mais quelques incohérences, dans le texte, ont déjà été remarquées...
Extrait d'un article de Libération:
"Une petite phrase, glissée dans le projet de loi, titille syndicalistes et politiques. Que dit-elle ? Le capital de la Poste pourrait être ouvert «à d'autres personnes morales appartenant au secteur public». Décryptage par Régis Blanchot, de SUD-PTT : «Cela veut dire qu'une filiale à capitaux privés appartenant à une entreprise détenue par l'Etat, pourra s'inviter au capital de la Poste.» Le résultat est mathématique : adieu le 100 % public du capital de la Poste, et bonjour l'irruption d'actionnaires privés."
L'UMP et comment faire ce que l'on veut de façon très progressive...

Les partisans de la privatisation et de l'ouverture à la concurrence mettent souvent en avant la détérioration des services de La Poste. Là encore, une petite précision s'impose... Extraits du témoignage d'un employé concerné:
 
"Il ne faut pas voir que les queues au guichet. Je travaille a la Poste coté distribution et la situation s'empire. Pour faciliter la privatisation on essaie de faire de plus en plus d'économies au niveau effectif pour faire croire que la poste est rentable. Tout ceci au détriment de la qualité de service. [...] Quand je vois sur des forums que l'on dit que les postiers sont des fainéants de fonctionnaire cela me fait doucement rire. On nous en demande de plus en plus et on nous menace de sanction disciplinaire quand on ose râler."
Comme dans nombre de services publics, on adopte des comportements d'entreprises privées (maximum d'économies), au détriment du service (et de l'emploi !). En exemple, on peut noter les nombreuses suppressions de bureaux de poste, dans les campagnes, réduits en simple point relais dans les épiceries ou les bureaux de tabac. Le but d'une mission de service publique n'est normalement pas la rentabilité économique...sauf pour les libéraux qui ont peur des déficits publics (mis à part quand il s'agit d'adresser des cadeaux fiscaux aux plus riches). 
Alors, pour avoir des excédents, il faut compenser les missions de services publiques les plus coûteuses (exemple: distribution du courrier dans les zones rurales), par des baisses d'effectif et de la qualité du service. Une fois la faute mise sur le dos des fonctionnaires, on privatise au nom de l'amélioration de la qualité du service ! Et oui: les fonctionnaires sont des fainéants et la mise en concurrence permet que les entreprises nouvellement créées baissent leur tarif et fassent au mieux pour leur client, c'est bien connu...mais totalement faux. 


La problématique est, je le rappelle, "pourquoi devons-nous sauver les services publics ?". Maintenant que nous avons observé que La Poste était en voie de privatisation, efforçons nous maintenant de montrer les dangers d'un tel choix.


Quels sont les dangers de la privatisation ?
Basons nous sur un exemple, celui de l'ancienne poste publique allemande la Deutsche Post qui fut privatisée puis ouverte à la concurrence en 1996. Elle conserve toujours actuellement 90% du marché du courrier allemand. A première vue, une réussite: "le groupe compte ses bénéfices en milliards (4,2 en 2008), affiche un capital de 63,5 milliards d'euros". Mais cela n'a que très peu d'intérêt pour nous qui regardons l'évolution de la mission de service public au niveau du courrier. En effet, "59% de son capital est réalisé hors Allemagne" et son succès économique s'est fait surtout grâce à la diversification de ses activités et le rachat de nombreuses entreprises telles que "Ducros", par exemple. Le courrier ne représente plus que 20% de son activité et un régime budgétaire a été réalisé; le nombre de bureaux de poste a été divisé par 2 et le personnel aussi, ce qui signifie moins de services. Comme on l'a vu dans le paragraphe précédent, ce processus a déjà été engagé dans La Poste publique française par un gouvernement qui a peur des pertes engendrées par les services publics et ce n'est pas par la privatisation que La Poste deviendra plus rentable. La réduction des bureaux de poste posent en vrai problème pour les zones rurales, éloignées de toute ville, dont les bureaux seront fermés en priorité. La question est la même en ce qui concerne la distribution du courrier; si je n'ai pas eu d'échos de zones non desservies par la Deutsche Post privée, il faut noter une réelle différence entre la population allemande (presque 75% urbaine) et celle française (moins de 50% urbaine).
Voici l'extrait d'un témoignage qui concerne le point venant d'être développé:
"La Poste est un service publique et doit le rester. J'habite un village rural (et nous sommes les plus nombreux) et le service postal est indispensable. Nombres de personnes isolées attendent avec impatience la venue de la factrice (ou du facteur). Souvent elles se sont abonnées au journal local uniquement pour avoir une visite journalière. Le facteur en milieu rural apporte les médicaments de la pharmacie, le facteur en milieu rural relève la personne agée tombée dans son jardin, le facteur en milieu rural apporte les timbres, l'argent liquide, prends le courrier... Si la poste est privatisée, plus de services ou alors payants. Nos petites postes de proximité disparaissent les unes après les autres, et c'est maintenant mon épicier qui fait office de bureau de poste. Autant je n'avais aucune pudeur à confier mon courrie (recommandé notamment) à mon bureau de poste (les postiers prêtent serment) alors que j'hésite à confier mon courrier à mon épicier. Au lieu de 5 km, j'en fais maintenant 15 pour porter une lettre recommandée ou retirer de l'argent sur mon compte. La poste privatisée ne distribuera le courrier que deux fois par semaine, les journaux seront livrés en un point donné, et les petits vieux mourront plus vite, bonne affaire pour les caisses de retraite."

De plus, l'argument qui consiste à dire que les prix, tels que celui du timbre, baisseront avec la concurrence est faux; en Allemagne, ce ne fut pas le cas pour la simple et bonne raison que la Deutsche Post est en situation de monopole (90% du marché, je le répète). Au contraire, il y a plutôt risque qu'un monopole profite de sa situation pour augmenter les prix, surtout que le rapport de force est inégal (explication: peu importe le prix, un citoyen devant absolument poster une lettre recommandée le fera !). 

Pour finir, il est indispensable de répéter que La Poste est aussi une banque, la seule publique, à laquelle sont 22 millions de français! En cas de privatisation, la recherche du bénéfice se fera comme ailleurs, au risque qu'elle trempe dans des produits financiers tels que les subprimes! Il n'y aurait alors aucune banque en qui on peut faire vraiment confiance...sans parler des prix pratiqués...


Conclusion: La Poste doit non seulement restée publique mais plus de moyens doivent lui être accordée afin qu'elle réalise au mieux sa mission de service publique. En attendant, aucune entreprise privée n'est capable de le faire d'aussi bonne manière et aussi durablement.

Article rédigé le 28 Août 2009 sur Skyrock (ancien blog) 

 Publié le 11 mai 2010 sur Over-Blog

 

 

 

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Commentaires publiés sur mon ancien blog:

 

Anabel

Posté le Vendredi 04 Septembre 2009

Pour la fermeture des bureaux de poste en zone rural, j'ai pu y assister dans le village de mes parents, où le bureau de poste n'ouvre pratiquement plus et tout a été relayé au bureau de poste de la commune, ce qui veut dire que les personnes âgées ne peuvent plus aller à la poste à pied. Pour ce qui est de la poste allemande, ça ne donne pas envie d'en arriver là, mais le problème est que jusqu'à maintenant, le gouvernement n'a pas vraiment tenu compte de l'avis des français...Mais le pire je pense, c'est en ce qui concerne l'hôpital, car pour moi c'est LE service public qui ne doit absolument pas être privatisé, sinon ce sera vraiment néfaste pour la population...

 

Facteur02 

Posté le Vendredi 05 Septembre 2009

Il faut que tu saches que sous prétexte de crise tous les contrats cdd sont finis plus d'embauche ,cet été dans notre centre au lieu de 40 jeunes pour la période des vacances on en a embauché que 20 en plus nous sommes sur la base de 39h50 par semaine , les jeunes eux sont embauchés sur la base de 30h par semaine,alors qu'auparavant au vacances de printemps ils étaient embauchés sur la base de 35h ce qui était normal ils ne font pas de tri le matin ,mais comme tu vois de 35h ils sont descendus 30h , en sacahnt que peu arrive à le faire en 30h par semaine !! il faut qu'ils courrent les pauvres !! donc erreurs accidents tension stress!!etc.. bien peu reviendront si on embauche encore l'an prochain ce qui est moins sur avec la restructuration qui nous attend au printemps prochain , autre chose sur notre région encore sous prétexte de la crise ils ont tentés de nous imposer les lundis bleus!! c'est à dire une semaine sur deux tu avais le lundi de repos en doublant les tournées c'est à dire que un facteur ne travaillait pas c'etait un autre qui faisait sa tournée en plus de la sienne cela parait sympa mais voila : on bloque le courrier 70% de l'autre courrier le lundi et le facteur récupère le lendemain les 70% plus la journée normal !! mais c'est du courrier tu as payé le prix pour qu'il arrive et on le bloque !! c'est beau l'avenir!!nous avons refusés dans notre centre mais cela a été mis en place dans d'autres dans la région nord picardie, fréquemment nous avons des tournées qui ne sont pas faites alors pour éviter des plaintes nous faisons des plans de sauvetage!! port de la presse et relevage des boites uniquement et cela de plus en plus!! nous travaillons a flux tendu pour les ca , nous avons quasiment tous des cet (compte épargne temps). Olivier.

 

Anabel

Posté le Lundi 12 Octobre 2009

Le "vote" des français a montré qu'ils étaient contre la privatisation de la poste, ce qui est une bonne chose, en espérant que le gouvernement en tienne compte. Ce que je regrette cependant, c'est qu'il me semble que ce vote n'était possible que dans les villes comprenant un certain nombre d'habitant (dites moi si je me trompe). Du coup les petits villages qui ont le plus besoin des services publics et notamment de la poste, n'ont pas pu donner forcément leur avis.. Sinon je pense que le résultat aurait encore été plus flagrant.

 

 

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Par pablo33bordo - Publié dans : Services Publics - Communauté : les anti-capitalistes
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Lundi 10 mai 2010 1 10 /05 /Mai /2010 19:00
Services publics en danger: pourquoi est-ce grave ?
Pourquoi devons-nous sauver les services publics ? 





Loin des modèles utopiques de Concurrence Pure et Parfaite chers aux libéraux, la réalité est bien différente et le marché est loin d'assurer un prix d'équilibre ou une qualité optimale des biens et services, comme l'illustrent monopoles et arrangements. Sans discuter le fait que les entreprises privées doivent exister ou non (communistes et vrais socialistes seraient ici en désaccord), démontrons que certains secteurs se doivent de rester publics, c'est à dire aux mains de l'État, étant donné qu'ils s'intéressent au bien être général et ce, tout autant que la sécurité et la justice. Ici, la question n'est donc pas posée sur l'investissement étatique mais surtout sur sa destination, la manière dont il est employé et les raisons de son utilisation.
Les prochaines semaines, dans cet article, je vais tenter de décortiquer quelques services publics actuellement en danger afin d'en faire ressortir l'importance et d'expliquer en quoi il faut les sauver. 



Idée(s) reçue(s) sur les fonctionnaires. 

Afin de justifier la casse du service public, on tente souvent de mettre en avant et "de faire rentrer" dans les têtes certaines idées reçues sur les fonctionnaires. En voici une, assez globale:
"Ce ne sont que des fainéants qui font grève tout le temps car ils ont la sureté de l'emploi, à l'inverse des employés du privé. De plus, à cause d'eux, les pays étrangers ont une mauvaise vision de notre pays car ils le voient toujours en grève."
Reformulons maintenant un à un chaque élément de cette phrase:
- "Les fonctionnaires français sont plus en grève que leurs homologues étrangers." => Ceci est plutôt VRAI même si je n'ai pas en ma possession de chiffres précis. Mais attention; plusieurs pays comme l'Allemagne et l'Autriche n'accordent pas le droit de grève dans la fonction publique! Sinon, ne faudrait-il pas y voir une fierté ?
- "Un fonctionnaire, c'est inutile car ça fait grève tout le temps pour rien." => FAUX. Jetons un coup d'oeil aux motivations des grèves du public lors de ces dernières années. Dernièrement, que ce soit dans la santé, l'enseignement ou la poste, par exemple, elles se sont faites contre les privatisations ou les suppressions de postes. Autre exemple, datant de 2002: "Ces dernières années, le gouvernement a voulu imposer sa loi sur les 35 heures sans l'embauche correspondante dans des services publics alors que ceux-ci manquaient déjà cruellement de personnel, et c'est pourquoi des grèves ont éclaté." explique Lutte Ouvrière. Il est donc clair que la plupart des grèves se font par opposition à la casse du service public. La vérité est donc que l'on casse le service public et que l'on utilise les protestations pour rabaisser les fonctionnaires. De plus, la décision de grève ne se fait pas sur coup de tête; rappelons que ces jours non travaillés ne sont pas rémunérés. Alors, si les fonctionnaires ne font jamais rien au travail, pourquoi resteraient-ils seuls à la maison sans être payés ? Le discours anti-public est décidèment, à mon avis, très contradictoire. 
- "Le privé fait moins grève; voici la preuve que les fonctionnaires ne sont que des fainéants." => FAUX. Précédemment, nous avons dit que la fonction publique, en France, était plus en grève que celles des voisins européens. Si nous faisons le même calcul avec les salariés du privé, la France est alors dans la moyenne basse européenne. La preuve que les fonctionnaires font grève pour rien ? Non, non, et encore non. Dans le privé, et notamment dans un pays peu syndiqué comme l'est la France, le calcul est diamétralement opposé. En effet, lorsque la situation est bonne, c'est à dire quand il y a peu de chômage, les salariés manifestent bien plus pour améliorer leur situation car ils n'ont pas peur de perdre leur emploi lors de la prochaine vague de licenciement. Lorsque le chômage est élevé, c'est l'inverse et c'est le "chacun pour soi" qui prime. Donc arrêtons le mensonge!


En conclusion; évidemment que certains profitent des vrais revendications des autres pour rester chez eux, évidemment que certains profitent de leur sécurité de l'emploi mais cela existe partout et ce n'est pas pour cela qu'il faille caricaturer un ensemble à cause de quelques profiteurs du système. N'oublions pas non plus que certains se font une gloire de ne pas faire gréve mais qui sont ensuite ravis de profiter des acquis des autres! 
Les services publics profitent à la société dans son ensemble, ce qui est bien plus important que le fait qu'il existe quelques rares fonctionnaires fainéants ou tricheurs (comme partout); c'est ce que je vais m'efforcer de montrer dans la suite de cet article, à travers les exemples de différents services publics. 
 
 



La suite de cet article dans le post suivant (LA POSTE)

 

Article rédigé le 05 août 2009 sur Skyrock (ancien blog) 

Publié le 10 mai 2010 sur Over-Blog

 

 

 

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Commentaires publiés sur mon ancien blog:

 

Anabel

Posté le Dimanche 23 Août 2009

C'est vrai qu'à cause de toutes ces idées reçues, on a tendance à oublier que parmi les fonctionnaires il y a aussi des gens biens lol, cet article nous permet pour une fois de voir les choses différemment. Vivement la suite.


Pablo33bordo

Posté le Dimanche 23 Août 2009

Les fonctionnaires ne sont pas plus mauvais que les autres mais cela arrange certains de le faire croire afin de faire basculer l'opinion publique en leur faveur, dans l'objectif de mettre en place encore plus de politiques anti-services publics...

 

 

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Par pablo33bordo - Publié dans : Services Publics - Communauté : les anti-capitalistes
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